Le geste se fait plus lent. Si le regard n’a rien perdu de son acuité, ni de la braise qui fait rosir les joues des jeunes filles et soupirer les femmes plus mûres, le réflexe est émoussé, je dois bien vous l’accorder. J’ai trop longtemps laissé ma cape bénie et mon blanc panty au placard. Après les semestrii horribilii de 2009 et 2010, 2011 avait été inhabituellement calme sur le front vaticanesque. Le jeté de cape a perdu de sa fluidité naturelle. Et pourtant, la flamme est là, le geste se précise. Sous les alertes mail « Vatican », des entrailles de mon repaire, fidèle Défenseur du Pape ®, dans un jaillissement de lumière, fringant et repassé de près, je tonitrue de nouveau : « Par Saint Georges et Saint Michel, par Sainte Jeanne et par Saint Dominique, à moi les légions du Pape !« .
On le dit atteint, l’Eglise déstabilisée. Son printemps serait difficile. Les temps seraient graves. Il y a une fuite.
Oh oui je sais, vous dîtes : « il minimise, l’irresponsable !« . Mais enfin, compagnons, l’Eglise est-elle donc en jeu ? L’autorité morale suprême est-elle ternie ? Si je consens à revêtir une fois encore ce costume immaculé mais terriblement serré, c’est bien parce qu’une télé italienne a voulu parler de larmes du Pape. Des larmes de mon Benoît ?! Enfin, selon une télé. Italienne.
Bien sûr, la Curie. Mais enfin, la Curie, quoi. Pas un spécialiste de l’Eglise qui ne vous conseille, d’un air mi-amusé, mi-scandalisé, mi-moi je suis informé (la troisième demie, oui) d’en rester prudemment éloigné. Continuer la lecture
Légaliser le mariage et l’adoption homosexuelles, c’est lutter contre l’homophobie.





